
Suivez une entrée et son évolution au fil de chacune des cinq éditions, en cliquant sur les couvertures.
| Le premier des trois volumes du Dictionnaire critique et documentaire des Peintres, Sculpteurs, Dessinateurs et Graveurs paraît en 1911. Mais la difficulté de l’entreprise est telle que l’éditeur d’origine abandonne la publication, qui est reprise par la Librairie Gründ au début des années vingt. Cette première édition, œuvre « d’un groupe d’écrivains spécialistes français et étrangers sous la direction d’Emmanuel Bénézit », présente déjà un certain nombre de caractères qui en font l’intérêt. Elle permet de trouver rapidement, grâce à un simple classement alphabétique, les données majeures sur un artiste : identité, dates, origine et données biographiques et critiques |
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L’édition en huit volumes publiée entre 1948 et 1955 accroît considérablement le nombre d’artistes répertoriés et renforce l’information factuelle qui suit un grand nombre d’articles : bibliographie, muséographie et prix atteints en ventes publiques. |
| Le Bénézit en dix volumes, paru en 1976, va connaître un si grand succès qu’il établit le dictionnaire comme une référence majeure dans le domaine de l’art. Il est d’ailleurs deux signes qui ne trompent pas quant à cette consécration. D’une part, les artistes, les musées ou les organismes officiels envoient souvent spontanément aux rédacteurs des renseignements. D’autre part, un néologisme est apparu : on entend parfois dire d’un artiste qu’il est ou n’est pas « bénézité »... |
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L’édition 1999, en quatorze volumes, est le fruit du travail considérable de toute une équipe de rédacteurs, pour la plupart salariés des Editions Gründ, au cours d’une période de plus de dix années. L’informatisation a permis de parfaire la qualité de la rédaction et de faciliter sa gestion, grâce à une classification très précise des informations (champs ou zones balisées). Cette base de données est également la garantie de mises à jour ultérieures largement améliorées. Les sources utilisées sont constituées de centaines de milliers de documents, allant de l’encyclopédie spécialisée jusqu’au plus petit article de presse, en passant par les monographies, les catalogues d’exposition, les revues d’art et les données de places de ventes publiques du monde entier. |
| La toute première édition en langue anglaise du dictionnaire Bénézit est parue en mars 2006. Ce travail gigantesque aura duré cinq ans, et aura mobilisé une équipe anglophone de plus de 150 traducteurs, réviseurs, experts et historiens d’art. Plus qu’une simple traduction, c’est une véritable nouvelle édition dont il s’agit. Tout en conservant les caractéristiques qui ont fait du Bénézit l’ouvrage de référence par excellence, une large part du travail a été consacrée à l’amélioration, à l’enrichissement et à la mise à jour des notices. Ainsi, plusieurs milliers d’entrées ont été créées ou refondues depuis l’édition française de 1999. Le nombre total de pages passe de 13 440 à 20 608. Les bibliographies, qui suivent de nombreuses notices et permettent de prolonger les recherches sur un artiste, ont fait l’objet d’une attention toute particulière. Événement majeur dans l’histoire du Bénézit, cette édition anglaise renforce le caractère international du dictionnaire et élargit considérablement son public. |
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Aujourd'hui, Le Bénézit est quotidiennement utilisé dans la plupart des librairies, des musées, des ventes aux enchères et des galleries du monde entier . Il doit en partie sa réputation, à son histoire, mais tout particulièrement à la qualité de ses informations.